Financement

Financer sa formation ?

En 2014, la loi du 05 mars confie aux financeurs de la formation professionnelle (OPCA ou FONGECIF par exemple) le suivi et le contrôle de la qualité des organismes de formation avec lesquels ils collaborent. Afin de vérifier la qualité des formations proposées par ces organismes, le décret du 30 juin 2015 définit les 6 critères suivants :

  • L’identification précise des objectifs de la formation et de son adaptationau public formé
  • L’adaptation des dispositifs d’accueil, de suivi pédagogique et d’évaluation aux publics
  • L’adéquation des moyens pédagogiques techniqueset d’encadrement de l’offre de formation
  • La qualification professionnelle et la formation professionnelle du personnel en charge de la formation
  • Les conditions d’information au public sur l’offre de formation, ses délais d’accès, et les résultats obtenus
  • La prise en compte des appréciations rendues par les stagiaires

Pour plus de simplicité et de clarté, ces critères ont été déclinés en 21 indicateurs, présentés sous forme de questions. Afin d’éviter que plusieurs financeurs ne vérifient le même organisme, une base de données unique est créée, il s’agit du Data-dock.

Pour les Salariés :

En formation continue, les formations peuvent être financées par votre organisme collecteur (Agefice, Agefos Pme, Fafih etc…). Les modes de financement sont nombreux et dépendent de votre situation au moment de l’inscription. Acquérir de nouvelles compétences pour se maintenir en emploi ou progresser, tel est bien tout ce qui compte.

Le compte Personnel de Formation (CPF)

Le compte personnel de formation a été adopté dans le cadre de la loi sur la sécurisation de l’emploi du 14 juin 2013.
Elle est entrée en vigueur dès le 1er janvier 2015. Il permet à tous les salariés, demandeurs d’emploi et jeunes diplômés sortis du système scolaire, de disposer d’un compte qui centralise les dispositifs d’accès à la formation continue. Son fonctionnement est proche de celui du droit individuel à la formation (DIF) et il est crédité de 20 heures par an pour les salariés à temps plein, et au prorata pour les salariés à temps partiel ou en CDD.

Ce nouveau dispositif sous la forme d’un compte personnel et universel devrait à terme remplacer le CIF, la VAE et le DIF.

Quelles différences entre le DIF et le CPF ?

Une des principales différences avec le DIF est la possibilité de transférer ses heures de formations acquises après un changement ou une perte d’emploi. Un seul compte de formation suivra donc chaque personne tout au long de sa carrière. Le compte ne pourra d’ailleurs pas être débité sans l’accord du salarié.

Comment fonctionne le CPF ?

Que ce soit à titre individuel ou avec l’accord de son employeur, un salarié pourra bénéficier de son compte de formation de façon autonome. En cas de demande à l’employeur, ce dernier disposera d’un mois pour donner sa réponse, l’absence de réponse étant considérée comme une acceptation. Un accompagnement sera également mis en place pour conseiller et informer sur l’évolution des métiers ainsi que sur les offres adaptées aux compétences, le tout dans le but d’améliorer la qualification de tous.

Et pour les demandeurs d’emploi et les jeunes

Le demandeur d’emploi pourra également utiliser les heures acquises dans son compte personnel de formation qui est universel et individuel. Seule condition : que la formation demandée corresponde à une priorité de formation décidée par les partenaires sociaux et les pouvoirs publics. Les formations de base correspondant au socle de connaissances et compétences fixées par l’Accord national interprofessionnel (ANI)  du 5 octobre 2009 seront également envisageables : maîtrise du français, compétences de base en mathématiques, informatique, langues étrangères…
Le jeune diplômé pourra aussi jouir de son droit à la formation avant même son premier poste. Son compte personnel de formation sera alimenté par les pouvoirs publics (Etat, régions…), et il pourra en disposer dans le cadre de formations prioritaires, les mêmes que celles décidées pour les demandeurs d’emploi.

Le congé individuel de formation (CIF)

Le congé individuel de formation (CIF) est le droit de s’absenter de son poste de travail pour suivre une formation de son choix. Pour en bénéficier, le salarié doit remplir certaines conditions et présenter sa demande à l’employeur, selon une procédure déterminée.

L’initiative du départ en formation appartient ici au salarié. Il choisit la formation qui lui convient. À son terme, le salarié retrouve son poste de travail ou l’équivalent.

Pour les Indépendants/Chef d’entreprise

Une prise en charge partielle ou totale de votre formation est possible. Vous cotisez chaque année auprès de l’URSSAF et votre fond est géré par les AGEFICE (Association de Gestion du Financement de la formation des Chefs d’Entreprise) pour ce droit à la formation.

Pour savoir de quel organisme vous dépendez, le mieux est de contacter la CCI de votre région:

Montage Dossier & Prise en charge

Rappels pour les Salariés

  • Il est important d’être courtois avec votre employeur. Informez le dans un premier temps de votre souhait de faire une ou plusieurs formations
  • Contactez nous par téléphone ou par mail afin d’obtenir un devis
  • Après accord avec votre employeur, ce dernier nous contactera pour établir une convention de formation professionnelle.
  • Cette convention nous est retournée approuvée et signée par votre employeur. Votre inscription est validée

 

Pour les Indépendants et Chef d’entreprise

  • Contactez nous par téléphone ou par mail afin d’obtenir un devis
  • Envoyez le auprès de votre OPCA (Agefice, Agéfos,etc…) pour acceptation.